Ingénieur agronome et forestier, ancien directeur général de l’institut technologique FCBA (forêt, cellulose, bois-construction, ameublement), Georges-Henri Florentin préside en 2026 l’Académie d’agriculture de France. Incendies de l’été, adaptation des forêts au changement climatique, tentation de « laisser faire la nature », bois et stockage du carbone, crise agricole : il répond aux questions de The European Scientist.

Du Jura à la présidence de l’Académie
The European Scientist : Pouvez-vous revenir sur votre carrière ? Vous êtes président de l’Académie d’agriculture de France pour 2026. Quel bilan tirez-vous de cet exercice ? Qu’avez-vous pu accomplir ?
Georges-Henri Florentin : Ma carrière ne peut se comprendre si l’on ne sait pas que je suis né dans le Jura. Ce département, forestier à 42 %, a trouvé depuis des centaines d’années un équilibre entre prés et bois, à bénéfices réciproques. À douze ans, l’âge où un garçon rêve d’être pompier, je voulais être forestier. De là ma formation scientifique, à l’Institut national agronomique de Paris d’abord, puis à l’ancienne École des eaux et forêts de Nancy.
J’ai ensuite eu la chance d’exercer pendant dix ans mon métier de sylviculteur sur le terrain, dans le Jura. Puis j’ai rejoint l’institut technologique Forêt Cellulose Bois-construction Ameublement (FCBA), organisme de recherche-développement de la filière forêt-bois, où je suis resté 32 ans. J’y ai été successivement responsable de la scierie, de la structure, puis de la construction bois, et enfin directeur général. Après avoir pris ma retraite de mon corps, je me suis efforcé, bénévolement, de mettre du bois dans les équipements et bâtiments des Jeux olympiques de Paris en présidant France Bois 2024.
Membre de l’Académie d’agriculture de France depuis quinze ans, je me suis consacré à sa section Forêts et filière bois, dont j’ai été secrétaire avant d’être élu président de notre compagnie.
Au cours de ce mandat, je m’attache à faire mieux connaître, avec nos consœurs et nos confrères, par la science et l’expertise, piliers de notre académie, les réussites de nos agriculteurs et sylviculteurs dans les transitions agroécologique et sylvo-écologique. Et ce malgré les difficultés économiques et le changement climatique qui les frappent de plein fouet, parfois plus durement que nous, simples citoyens (j’y reviendrai). Cette mission se traduit notamment par nos rapports et nos 800 « fiches encyclopédiques », accessibles sur notre site internet, qui permettent de diffuser les connaissances scientifiques auprès de nos concitoyens comme des décideurs. Elle s’incarne également dans nos « séances publiques », organisées chaque mercredi après-midi rue de Bellechasse. En 2026, elles ont permis d’aborder des sujets aussi divers que « Le revenu des ménages agricoles », « L’adaptation des écosystèmes forestiers à un contexte incertain », « La filière Comté » ou encore « Les risques liés aux métaux pour les sols et l’environnement ». Autant de thèmes qui illustrent la diversité des travaux de l’Académie et sa volonté d’éclairer les grands enjeux agricoles, forestiers, alimentaires et environnementaux. Nos séances sont également accessibles sur notre chaîne YouTube, à partir de notre site : www.academie-agriculture.fr.
Incendies et sécheresses : tirer les leçons de l’été 2026
TES : Sécheresses, canicules, saisons des feux qui s’allongent : quel regard portez-vous sur l’actualité des incendies ? Au-delà de la lutte opérationnelle, que change concrètement le réchauffement pour la gestion forestière en France et en Europe ?
G.-H. F. : Nous sommes en effet particulièrement éprouvés par les sécheresses, les canicules et les feux de forêt subis en 2026. Au-delà de l’atténuation du réchauffement dû à l’effet de serre, nous nous préoccupons aussi de l’adaptation au changement climatique. En février 2022, nous avions déjà abordé, lors d’une séance publique, la « Réponse des arbres et des forêts à la sécheresse ».
Les événements brutaux de cet été auront révélé l’impact dramatique de ce changement et du dérèglement de la pluviosité : baisse de la plupart des productions agricoles (de l’ordre de 10 %, en particulier pour le maïs et l’élevage), incendies de forêt touchant 100 000 hectares, un triste record jamais atteint, et amplification des attaques de ravageurs… Nous travaillons à notre rapport « Forêts résilientes et multifonctionnelles », à paraître en 2027.
Les incendies de l’été 2026, en Gironde, dans les Landes, les Pyrénées-Orientales et le Var (les quatre départements les plus touchés), appellent des réponses à la hauteur du risque. Mais les construire exige de regarder les faits : origine des feux, limites de la lutte telle qu’elle a été menée avec succès au cours des dernières décennies, choix d’aménagement et effets parfois contradictoires de la sylviculture.
Nous avons publié deux « fiches encyclopédiques » sur l’incendie de la forêt de Fontainebleau (02.05.Q15 et Q16). L’Académie a également rédigé une note, « Réflexions sur la gestion intégrée du risque d’incendies de forêts », à paraître prochainement dans nos notes académiques.
Concernant les feux de forêt en Aquitaine, quelques enseignements peuvent être tirés : l’importance de l’entretien des sous-bois pour éviter la propagation latérale et aux cimes, l’élargissement des pare-feux (300, 500 mètres ?), la création de cultures pour interrompre de vastes étendues forestières continues, le mélange des essences… Mais il faut aussi agir pour limiter les départs de feu, d’origine humaine à 90 %, par la communication et la sanction. En matière d’aménagement, il faut éviter le mitage du territoire et regrouper les habitations pour concentrer l’action de défense des pompiers… À noter qu’en 2025, nous avons tenu sur ce sujet une séance scientifique commune avec l’Académie des sciences.
S’agissant de l’adaptation de la sylviculture au changement climatique, on peut souligner, sans prétendre à l’exhaustivité, plusieurs dispositions qui paraissent souhaitables. Le mélange des essences est recommandé, tant en régénération naturelle, chaque fois que possible, qu’en plantation. Pour sélectionner dans la régénération naturelle les tiges d’avenir qui, par leur génétique ou par adaptation, résistent le mieux, il est conseillé de ne pas se précipiter, afin d’identifier les individus ayant le mieux supporté plusieurs années de sécheresse. Enfin, lorsque les dégâts dus au changement climatique sont trop importants, il convient de tester des essences introduites à partir de stations et de pays plus secs et plus chauds…
« Laisser faire la nature » : le raisonnement par l’absurde
TES : On entend souvent : « La meilleure façon de protéger les forêts contre le réchauffement, c’est de ne pas les gérer, de laisser la nature faire son œuvre. » En forestier et président d’une académie savante, que répondez-vous à cette thèse ?
G.-H. F. : Je ne sais pas si l’on entend souvent cette position, mais elle existe effectivement. Certains disent : « La forêt existait avant l’homme et lui survivra s’il disparaissait… » En période de forte évolution climatique, mieux vaudrait donc peut-être ne rien faire. Nous ne pensons pas que ce soit la meilleure solution.
L’Académie d’agriculture de France développera ces points dans le rapport évoqué plus haut. Elle a consacré plusieurs séances publiques à ces questions, dont, le 25 mars 2026, « Comment gérer l’écosystème forestier dans un contexte évolutif ou incertain », le 27 janvier 2021, « La fixation du carbone en forêt va-t-elle devenir une activité rémunérée ? » (sol et arbres), et le 9 juin 2021, « Construction bois : quel impact sur le bilan carbone ? » (en évitant les produits très carbonés : béton, acier, produits de la chimie de synthèse…).
Analysons l’hypothèse de votre question : que se passerait-il si l’on ne faisait rien ? Recourons pour cela à ce que les mathématiciens appellent l’apagogie, ou raisonnement par l’absurde. Ne rien faire en sylviculture consisterait à laisser tous les arbres sur pied, sans les couper. Fatalement, les arbres vieillissent. Un premier impact est la limitation de la croissance et de la séquestration du carbone. Par ailleurs, en maintenant un couvert, on limite le développement des strates inférieures. Or c’est dans ces strates que se trouve la régénération naturelle, c’est-à-dire les descendants des arbres adultes. Pour les essences qui supportent l’ombre, dites sciaphiles (en France métropolitaine : hêtre, sapin, charme, if…), cela ne pose pas de difficulté majeure, à condition que ce soit limité à leur jeunesse. À l’inverse, les essences héliophiles exigent un ensoleillement direct et prolongé pour se développer (chênes, bouleau, frêne, pins en général, mélèze…). Leur régénération est absente ou faible faute de lumière pour la photosynthèse, et devient vulnérable aux attaques de champignons (oïdium…), voire d’insectes.
Le vieillissement des arbres adultes les rend progressivement infertiles et sensibles aux tempêtes comme aux attaques des « nettoyeurs » de la forêt : insectes (scolytes, chenilles processionnaires…) ou champignons de pourriture. Leur mort va alors renvoyer dans l’air le carbone qui constituait leur bois et amplifier l’effet de serre responsable du changement climatique. Et ce, sans que l’on ait pu stocker ce carbone, par une récolte en temps utile, dans des produits à longue durée de vie (poutres…), qui décarbonent notre économie et sont appréciés par la majorité de nos concitoyens. Ce n’est que tardivement, à la faveur des trouées créées, qu’une régénération naturelle pourra s’installer. Mais ce retard empêche l’adaptation de se faire à un rythme compatible avec le changement climatique. On perd aussi la possibilité d’entretenir certains services écosystémiques auxquels l’accumulation de bois fragilisés peut nuire (par exemple la protection contre l’érosion des sols et les chutes de pierres en montagne).
Enfin, laisser la forêt en libre évolution, sans entretien des broussailles et en accumulant les troncs morts en zone sèche, augmente le risque d’incendies majeurs, comme on l’observe dans les forêts primaires américaines ou australiennes.
« Imiter la nature, hâter son œuvre » est la devise des forestiers depuis le XIXe siècle. S’adapter à un changement climatique rapide et construire un nouveau long terme est sans doute notre défi en ce début de XXIe siècle.
Un livre contre l’idéalisation et les slogans
TES : Vous avez codirigé Le Grand Livre des arbres et de la forêt (Odile Jacob / Académie d’agriculture de France, 2020). Pouvez-vous revenir sur les thèses de cet ouvrage ? Six ans plus tard, le débat public a-t-il progressé sur la complexité réelle des forêts, ou le récit reste-t-il encore capturé par l’idéalisation et les slogans ?
G.-H. F. : Je ne saurais dire s’il y a « capture » du débat. Idéalisation et slogans sont en revanche les travers des débats actuels, y compris dans notre pays. L’instantanéité, la formule simple et l’émotion font vendre. On est très loin du rôle d’une académie, qui respecte les croyances et les opinions mais s’appuie sur la science, les faits et le principe de réalité. Composée de scientifiques, d’experts et d’acteurs, elle se veut à distance des lobbies et des opinions, en cultivant la collégialité (notre biodiversité), la réflexivité et la confraternité.
Cet ouvrage, que j’ai coordonné avec mes deux prédécesseurs à la tête de notre section Forêts et filière bois, Yves Birot et Bernard Roman-Amat, a été rédigé par 32 scientifiques, dont mon successeur, Jean-Luc Peyron. Chacun n’est intervenu, conformément à notre éthique, que dans son domaine de compétence. Il comporte 43 articles signés qui font le point, avec recul, sur ce que nous savons de ces sujets éminemment complexes, en confrontant différents points de vue. « Connaître pour transmettre » étant la devise de notre compagnie, il vise à « contribuer au partage du savoir, à revisiter les idées reçues, à combler le vide de connaissance et à permettre de participer à des échanges collectifs ». Faits et chiffres y sont donnés à date, et nos fiches encyclopédiques les actualisent environ tous les cinq ans.
Les sujets sont aussi divers que les forêts en France et dans le monde, leur histoire, leurs propriétaires et leurs gestionnaires, les écosystèmes forestiers, leurs services, leurs risques, leur gestion durable… Sans oublier la question « forêts et société », avec leur place dans les croyances et les religions, la littérature et la peinture. Ces représentations peuvent peut-être expliquer en partie l’idéalisation que vous évoquez.
Nous espérons donc que cet ouvrage a contribué à faire progresser le débat public sur la complexité réelle des forêts, qui couvrent 32 % de la surface du pays (Hexagone et Corse). C’est une part importante de notre ruralité : avec les terres agricoles, elles représentent plus de 80 % du territoire de la France métropolitaine.
Le bois, une ressource renouvelable sous pression
TES : Dans cet ouvrage, vous traitez le bois comme une ressource renouvelable. Quel est l’état des lieux sur ce sujet ?
G.-H. F. : Grâce à la photosynthèse, le bois est un matériau biosourcé, donc renouvelable. Il est constitué pour moitié environ de carbone, issu de l’absorption et de la transformation du dioxyde de carbone de l’air, qui se trouve ainsi « séquestré » dans les arbres. Ce carbone, s’il est prélevé avant d’être renvoyé dans l’atmosphère par le feu ou le pourrissement, peut être « stocké » pendant des centaines d’années, comme dans les poutres de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Après la récolte, les sylviculteurs régénèrent le peuplement ou remplacent l’arbre prélevé : la pompe à CO2 continue de fonctionner.
Il existe deux puits de carbone principaux : celui de la matière organique du sol et des arbres sur pied, auquel s’ajoute celui des produits bois à longue durée de vie. Ces derniers évitent des émissions de gaz à effet de serre, notamment celles des matériaux de construction très émetteurs auxquels ils se substituent. Les feuilles et branches laissées en forêt nourrissent pour partie une flore et une faune en quête de matière organique et s’incorporent, pour le reste, au sol, qu’elles fertilisent sans besoin d’engrais.
Certes, avec l’élévation des températures et les changements de pluviométrie, les arbres souffrent. On assiste à un ralentissement de la croissance, à un affaiblissement des arbres par les parasites et à un doublement de leur mortalité annuelle au cours des dix dernières années. L’accroissement du stockage en forêt (le « puits ») diminue donc, en dépit de l’augmentation continue de la surface forestière (de l’ordre de 100 000 hectares par an). Mais les prélèvements de bois restent inférieurs à la croissance naturelle nette : entre 2015 et 2023, 39 millions de tonnes de CO2 ont été séquestrées en moyenne chaque année, contre 63 millions de tonnes par an pendant la période précédente (2005-2013), selon les résultats 2025 de l’inventaire forestier national de l’IGN. Le stock forestier augmente moins qu’avant, mais il continue de croître. En tout cas, il ne diminue pas, et il offre encore un potentiel de récolte supplémentaire dont la mobilisation faciliterait le renouvellement des forêts et leur acclimatation aux conditions futures.
Les travaux de recherche et d’expérimentation restent donc d’actualité pour améliorer la séquestration annuelle.
Crise agricole : un plaidoyer pour le débat
TES : En février 2026, le Bureau de l’Académie a publié « Crise agricole (2025-2026) : plaidoyer pour un grand débat national ». Et le 15 septembre, vous avez accueilli à l’Académie trois anciens ministres, Stéphane Le Foll, Marc Fesneau et Stéphane Travert, pour débattre de ce sujet. Pouvez-vous revenir sur cet avis, et quel bilan tirez-vous de cette rencontre ?
G.-H. F. : Nous avons en effet reçu ce jour-là, pour la première fois, en séance privée, trois des quatre anciens ministres chargés de l’Agriculture : Marc Fesneau, Stéphane Le Foll et Stéphane Travert. Julien Denormandie était excusé. Cette réunion faisait suite à notre communiqué de février, « Plaidoyer pour un débat national » (à retrouver sur notre site).
La crise agricole, ou plutôt les nombreuses crises imbriquées, sont liées de manière systémique. Si elles appellent souvent des mesures d’urgence, les problèmes sont structurels et demandent du temps. Les intérêts sont divers, voire opposés. L’arbitrage entre les enjeux est politique.
Devant plus de 70 de nos membres, les ministres, avec beaucoup d’obligeance et de convergence, ont répondu à quatre questions génériques :
- Hiérarchie entre les enjeux, articulation entre temps long et temps court : comment choisir, et quel rôle l’Académie peut-elle jouer, comme passeur, pour clarifier les enjeux ? Faut-il imaginer « un débat national » ?
- Respecter la science : les sciences, qui alertent depuis longtemps sur des dangers avérés, sont-elles suffisamment prises en compte dans l’action publique ?
- Agir en France face à l’Union européenne : comment avez-vous vécu les tensions et contradictions entre règles européennes et demandes de solutions nationales ?
- Organiser les transitions : quels moyens pour provoquer et accompagner les changements chez les agriculteurs, en les soutenant, sans les pénaliser ni les culpabiliser ?
Lors du débat avec la salle qui a suivi, il est apparu que les ministres et notre compagnie partageaient plusieurs constats. Un ministre est happé par l’urgence, la pression des réseaux sociaux, l’actualité. La question de l’agriculture à long terme est souvent noyée dans les mesures d’urgence. Pour dépasser l’urgent, on a tenté la planification.
La difficulté de mettre en œuvre un grand débat national a été soulignée. Il faudrait plutôt faire émerger un pacte, mais au niveau national ou local ? L’Académie, forte de ses experts, de ses scientifiques et de ses agriculteurs, pourrait-elle être une sorte d’autorité morale et jouer un rôle de facilitateur dans le débat de société ?
La PAC est importante, et la France a l’expertise et les atouts pour l’inspirer ; mais elle doit évoluer pour accompagner la transition.
Les réseaux sociaux posent question. L’un des rôles de l’Académie est de contrer les fausses informations, d’aider à raisonner et d’apporter de la sérénité, comme je l’ai évoqué plus haut.
En cette rentrée, beaucoup d’agriculteurs sont en difficulté : des besoins énormes et pas d’argent. Nous sommes arrivés au bout d’un modèle ; il faut aller vers des systèmes plus résilients et se donner les moyens, sans dogmatisme, d’une réconciliation entre agriculteurs, transformateurs et société.
En fin de réunion, quelques points forts ont été dégagés :
- Stéphane Le Foll : donner la priorité aux questions agricoles et aux dimensions collectives (projets territoriaux et GIEE) ;
- Stéphane Travert : innover, investir dans la formation ; stratégie bas carbone, souveraineté, sols ;
- Michel Rieu et moi-même : la science est indispensable ; cultiver la transition, mettre en avant des systèmes agricoles, impliquer les filières, ne pas imposer mais démontrer…
À la suite de cette réunion, nous avons également reçu, le 23 septembre, Annie Genevard, ministre en exercice. Nos réflexions vont se poursuivre en interne en 2026 et 2027, dans nos sections et nos groupes de travail, comme « Agricultures et société ». Nous ne manquerons pas d’en informer les agriculteurs, les pouvoirs publics et la presse, et à travers elle nos concitoyens.
Propos recueillis par The European Scientist
Image : forêt mélangée de feuillus et de résineux dans le massif du Jura, à l’automne. Photo Juraastro, via Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.
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