Alors que les candidats pour 2027 s’installent dans les starting-blocks, on est en droit de s’interroger sur les attributs du futur président du futur (1). Or cela pose forcément le rapport de l’Etat à l’innovation. Une question qui renvoie non seulement à la problématique de la performance économique d’un pays, mais aussi, comme on s’en rend compte, à sa souveraineté. A la lumière de ces deux indicateurs, il apparaît plus que jamais que la France et l’Europe ont manqué la révolution du digital et sont en train de manquer celle de l’IA. Il existe de nombreuses thèses à ce sujet. Mais pour bien comprendre cet échec, il faut s’interroger en profondeur sur les ingrédients et la recette du succès de cette nouvelle ère qui entraîne le monde dans une course sans fin au rythme d’une exponentielle. Dans The innovators, Walter Isaacson, le célèbre biographe de Steve Jobs et Elon Musk raconte comment un groupe de hackers, de génies et de geeks ont créé la révolution digitale. Précisons que cet ouvrage paru en 2014, donc avant le « phénomène IA », permet de réfléchir sur l’histoire de la révolution numérique.
Après avoir donné quelques éléments de contexte, je proposerai un résumé des thèses essentielles de l’ouvrage et au regard de ces éléments m’interrogerai sur les raisons profondes du loupé Français et Européen, pour conclure sur les options de choix politiques. Il s’agit d’un texte hybride entre une recension et une analyse.
Révolution digitale : la suprématie américaine en quelques indicateurs
Si on trouve quelques beaux succès au sein de l’UE avec des entreprises de niveau international telles que ASML, SAP, Spotify, ou encore Revolut, il est évident que le fossé se creuse avec le continent américain surtout sur le fait que celui-ci a réussi à produire des plateformes à l’échelle internationale qui ont réussi à capter la valeur ajoutée des principales vagues digitales. Il suffit de regarder et comparer les principaux indicateurs. Si on interroge l’IA Grok, voici les éléments qu’il nous fournit.
Ceux qui possèdent les entreprises mènent la révolution
- Les États-Unis concentrent plus de 50 % des licornes mondiales (650-800, contre ~110 dans l’UE),
- Huit des dix entreprises les plus valorisées au monde sont américaines ; aucune n’est européenne.
- Les Magnificent 7 pèsent environ 21 000 milliards de dollars, contre 2 200 milliards pour les sept premières firmes européennes, encore largement ancrées dans l’ancienne économie.
- L’écart de capitalisation boursière entre les deux rives de l’Atlantique est passé de ~3 000 milliards de dollars en 2008 à ~34 000 milliards en 2023.
Le capital est le moteur de la révolution
- – Au premier trimestre 2026, le capital-risque mobilisé sur l’IA aux États-Unis a atteint 267 milliards de dollars, contre 66 milliards pour toute l’année 2025 en Europe.
- – Depuis 2013, les investissements privés en IA s’élèvent à ~470 milliards de dollars aux États-Unis, contre ~50 milliards en Europe.
- – Les fonds américains recyclent plus vite (IPO, business angels, tours de croissance). Le capital-risque européen reste plus petit, plus fragmenté et plus faible aux stades où les entreprises ont besoin de centaines de millions.
- Ce qui se traduit dans l’économie réelle de la manière suivante
- L’économie digitale représente ~18 % du PIB américain (~4 900 milliards de dollars et 28 millions d’emplois), contre ~6 % en Europe.
- PIB prévu en 2026 : 32 000 milliards de dollars aux États-Unis contre 23 000 milliards pour l’UE (alors que l’UE était devant en 2008).
- Part des revenus technologiques mondiaux : de 30 % à 38 % pour les États-Unis entre 2003 et 2023, de 22 % à 18 % pour l’Europe.
La croissance américaine de 2025 a été exceptionnellement portée par les investissements liés à l’IA (data centers, serveurs, logiciels) ; l’Europe n’a pas connu de choc de demande comparable.
A ces données chiffrées on peut ajouter la maîtrise de la « pile » technique (cloud, compute, plateformes)
AWS, Azure et Google détiennent 65-70 % du marché mondial du cloud, et environ 70 % du marché européen. Les acteurs locaux (SAP, Deutsche Telekom, OVH, Orange…) ne pèsent que ~15 %. L’excédent commercial américain sur les services numériques avec l’UE atteint 124 milliards de dollars.
Malgré les quelques points positifs européens (bonne connectivité (fibre, 5G), services numériques publics de qualité, leadership de niche (ASML, SAP), les avantages structurels américains sont supérieurs aux freins européens.
Les États-Unis bénéficient d’un marché et d’une langue uniques, d’une culture de la destruction créatrice, d’une immigration de talents et de clusters puissants. L’Europe reste fragmentée (27 langues et régulateurs), alourdie par des cadres (RGPD, DMA, DSA, AI Act) qui pèsent surtout sur les plus petites firmes, avec un marché des IPO plus faible et une R&D encore trop centrée sur l’industrie traditionnelle.
Pour comprendre comment cette supériorité s’est mise en place, il faut se plonger dans « The Innovators »
Comprendre l’histoire de la révolution digitale
Tout d’abord notons que le travail historique entrepris par Walter Isaacson est colossal. Sur plus de 500 pages, l’auteur passe en revue toutes les innovations depuis l’intuition décrite avec précision par Ada Lovelace (1843), la fille du poète Lord Byron, consignée dans une note au sujet des machines analytiques de Charles Babage – elle fut la première à évoquer une machine à visée générale – jusqu’à l’invention de Google par Larry Page et Sergei Brin.
Il est impossible de synthétiser l’ouvrage donc voici une sélection des innovations passées en revue
- Georges Boole et son système algébrique (1847)
- Vannevar Bush et son analyseur différentiel (1931)
- Alan Turing et les nombres calculables, ainsi que la description d’un ordinateur universel (1937)
- Les travaux d’Atanasoff qui ouvre la piste pour un ordinateur fonctionnant avec des lampes (1942)
- Les premiers travaux de Von Neumann sur l’Eniac (1944)
- Vannevar Bush écrit une note sur l’ordinateur individuel ainsi qu’une note sur le financement de la recherche par l’Etat (1945)
- Invention du transistors par Shockley au sein de Bell Labs (1947)
- Alan Turing décrit l’intelligence artificielle (1950)
- L’introduction de transistors en silicone par Texas Instruments (1954)
- Schockley réalise les premiers semi-conducteurs (1954)
- La conférence de Dartmouth sur l’IA avec John Mc Carthy, Marvin Minsky et Claude Shannon (1954)
- La création de l’ARPA (1958)
- Noyce et Fairchild inventent chacun de leur côté la micro-puce (1959)
- Prédiction de la loi de Moore (les micro-puces doublent de taille chaque année) (1965)
- Début des premières réflexions sur Arpanet (1966)
- Sortie du micro-processeur 4004 d’Intel (1971)
- Invention de l’e-mail par Ray Tomlinson (1971)
- L’Altair, ordinateur personnel de MITS (1975)
- Paul Allen et Bill Gates écrivent le Basic pour Altair (1975)
- Jobs et Wozniak lancent l’Apple 1 (1975)
- Windows (1983)
- Macintosh (1984)
- Tim Berners-Lee annonce la world wide web (1985)….
Les leçons que Isaacson tire de ce processus
L’un des premiers principes, c’est que la créativité est un processus collaboratif. Il faut insister sur cette idée car on a trop tendance à penser que l’origine vient d’un éclair de génie d’un individu. Or chaque innovation s’inscrit dans des processus historiques (la renaissance, les Lumières, la Révolution industrielle)
Aussi, ce processus collaboratif ne fonctionne pas seulement en temps réel, mais également de manière intergénérationnelle : « Steve Jobs a bâti sur les travaux d’Alan Kay, qui s’est appuyé sur Doug Engelbart, qui s’est appuyé sur JCR Licklider et Vannevar Bush…. »
Isaacson constate que les équipes les plus productives sont celles qui ont regroupé les individus provenant de milieux les plus diversifiés. Bell Labs à qui l’on doit le transistors regroupent dans ses locaux des physiciens théoriques, des expérimentateurs, des scientifiques des matériaux, des ingénieurs…
Les plus grandes innovations sont venues d’équipes qui ont su combiner des personnalités avec des visions complémentaires ( par exemple l’équipe à l’origine de l’Arpanet comprenait des visionnaires tels que Licklider, un ingénieur tel que Larry Roberts et des gestionnaires politiques tels que Bob Taylor et des chevilles ouvrières telles que Steve Crocker et Vincent Cerf)
Une autre idée importante est la capacité à coupler les visionnaires à l’origine de grandes idées avec des managers exécutifs capables de les faire advenir : par exemple Robert Noyce et Gordon Moore, deux visionnaires ont pu fonder Intel grâce à Andy Grove. A contrario ceux qui n’ont pas de tels supports ne finalisent pas leur innovation ; c’est ainsi que selon l’auteur on doit l’invention du premier ordinateur digital électronique, l’ENIAC, à John Mauchly et Presper Eckert de l’université de Pennsylvanie et non à John Atanasoff un professeur solitaire de l’université de l’Iowa.
Isaacson insiste sur le fait que c’est le même processus collaboratif qui a donné naissance à l’Arpanet et Internet : « Un processus collaboratif qui a été pensé pour réaliser un système qui facilitait la collaboration » sans autorité centrale et avec un pouvoir distribué.
L’essayiste utilise la métaphore de la cathédrale pour illustrer comment procède le progrès technologique (collaboratif, cumulatif, and rarement le travail d’un génie isolé). “The process of technological development is like building a cathedral. Over the course of several hundred years new people come along and each lays down a block on top of the old foundations, each saying, ‘I built a cathedral.’ Next month another block is placed atop the previous one. Then comes along an historian who asks, ‘Well, who built the cathedral?’ Peter added some stones here, and Paul added a few more. If you are not careful, you can con yourself into believing that you did the most important part. But the reality is that each contribution has to follow onto previous work. Everything is tied to everything else.”
Une remarque de toute première importance pour notre réflexion : ces équipes ont collaboré selon 3 grands modes :
- Le premier est le financement et la coordination par le gouvernement : c’est ainsi qu’ont été conçus des ordinateurs tels que le Colossus, l’ENIAC ou encore un réseau tel que l’ARPANET. A noter que ces missions ont été souvent accomplies en collaboration avec des entreprises privées ou des universités ( le triangle gouvernement-académique-industriel définit par Vannevar Bush)
- Le second est bien évidemment l’entreprise privée, qui suppose capacité à maîtriser les processus de propriété intellectuelle et attirer les investisseurs et générer de la profitabilité.
- Le troisième repose sur la créativité collaborative qui a donné naissance à des projets tels que Wikipédia, le Web, Linux, GNU, OpenOffice et Firefox. `
Isaacson insiste sur cette collaboration tripartite en rappelant l’exemple de Charles Babbage qui avait reçu l’aide du gouvernement britannique pour faire ses recherches, qui a adopté l’idée de cartes perforées de l’industrie du textile et qui a participé au financement de nombreux clubs et associations
Deux derniers remarques d’importance enfin, les innovateurs étaient centrés sur le produit (ils prêtaient attention et comprenaient le design et l’ingénierie et n’étaient pas d’abord des hommes du marketing), enfin tous les produits étaient pensés en vue d’un usage social.
Pourquoi la France et L’UE ont manqué la révolution du digitale
Comme l’explique Maurice Allègre dans l’interview qu’il m’a consacrée, le Plan Calcul a échoué par sabotage politique, conflits industriels et absence de vision long terme, alors que la révolution numérique américaine a réussi grâce à une collaboration public-privé agile, une culture du risque et un écosystème innovant (propos qui rejoint le processus décrit par Walter Isaacson).
Lancé sous de Gaulle/Pompidou pour contrer la domination d’IBM, le Plan Calcul visait à bâtir une industrie informatique française (puis européenne) à partir de quasiment rien. Maurice Allègre, Délégué à l’informatique (1968-1974), a piloté une petite équipe motivée. La CII a été créée, puis UNIDATA (CII + Siemens + Philips) en 1973, avec un financement franco-allemand pérenne – un « Airbus de l’informatique » en gestation.
Il progressait réellement : la base technique et le cadre européen étaient en place. Mais en 1974, sous Giscard, le soutien d’État a disparu. Giscard, plus « ENA-financier » qu’ingénieur de vision industrielle, a interrompu le plan. La CGE (Ambroise Roux) a manœuvré contre Thomson pour affaiblir la CII ; l’État a « fourgué » la CII à Honeywell-Bull (présenté comme français, en réalité contrôlé par les Américains). Le poste de Délégué a été supprimé. Résultat : descente aux enfers de HB, aides publiques gaspillées, et régression de l’informatique européenne. Allègre insiste : « le plan calcul a été saboté, il n’a pas échoué ».
Allègre relève les causes structurelles suivantes:
– Conflits entre grands groupes (CGE vs Thomson) et manque de vision stratégique (préférence pour le germanium obsolète plutôt que le silicium numérique).
– Retard culturel : collaboration université-industrie jugée « impure » par le CNRS ; absence de capital-risque et d’esprit start-up.
– Trahison de l’engagement long terme de l’État, alors que le projet demandait encore du temps avant rentabilité.
– Contraste avec les plans réussis (Messmer/nucléaire) : ceux-ci s’appuyaient sur une base existante (CEA) et une volonté politique stable.
La France peut-elle encore prendre le tournant de la deuxième révolution digitale ?
On est surpris quand on lit les leçons que tire Isaacson du rôle fondamental joué par le collectif; en effet, alors que l’on s’attend à un cumul d’exploits d’individualités comme on en trouve dans ses biographies, ici on voit bien que c’est l’association des talents qui priment et non l’individualisme forcené.
Prenons l’exemple de l’origine de la création d’Internet. Elle est à la fois due à un homme et à l’intervention d’une structure étatique. J. C. R. Licklider avait les idées suivantes : bibliothèques en ligne, bases de données, partenariat homme-ordinateur, et machines capables de scanner et d’analyser des documents. Chez BBN, il rédige Libraries of the Future et imagine un système capable de récupérer des milliers de documents, d’en extraire les passages pertinents et de les stocker dans une base structurée — un travail dont il notera plus tard qu’il serait dépassé par des méthodes plus sophistiquées « avant 1994 ». Les moteurs de recherche arriveront dans ce délai. En octobre 1962, alors qu’il travaille encore sur ce projet, il est recruté au Pentagone pour diriger les travaux sur le traitement de l’information à l’Advanced Research Projects Agency. L’ARPA elle-même avait été créée début 1958, après Spoutnik, pour permettre au gouvernement de financer la recherche universitaire et industrielle dans l’esprit du renforcement du lien science-défense tel que le préconisait Vannevar Bush (voir à ce sujet mon édito sur l’accusation fallacieuse du techno-fascisme de Palantir). Le bureau que Licklider est chargé de diriger s’appelle Command and Control Research. Ce mandat lui permet de promouvoir le temps partagé, l’interactivité en temps réel et les interfaces pour une « symbiose homme-machine ». Il rassemble ces fils en un seul concept : un réseau. Dans un mémo d’avril 1963 adressé aux « membres et affiliés » de ce qu’il appelle avec humour l’Intergalactic Computer Network, il demande si des centres géographiquement dispersés doivent être reliés et s’ils ont besoin d’une langue commune. Ce mémo est le précurseur explicite de l’idée d’Internet. L’ARPA fournit le budget, la couverture institutionnelle et le problème de commandement et de contrôle qui rendent la vision finançable et opérationnelle, et non plus purement spéculative. Précisons enfin que tout cela a été réalisé grâce à l’impulsion du président Eisenhower qui aimait les scientifiques, leur culture, leur capacité de réflexion non-idéologique. Ainsi selon lui, « L’amour de la liberté signifie la conservation de toutes ressources qui rendent la liberté possible – de la bonne constitution de nos familles et de la prospérité de nos sols jusqu’au génie de nos scientifiques »
Un exemple qui montre que l’Etat peut tout à fait jouer un rôle dans l’innovation. Aussi, on ne peut condamner systématiquement la planification étatique : comme on l’a vu, elle a son rôle à jouer dans la révolution digitale et elle a été pleinement efficace en France dans le cadre du plan Boiteux/Mesmer. Tant que l’État planifie des projets en particulier et non l’implémentation d’une idéologie en général comme je l’ai montré dans de Gaia à l’IA (2).
Ceci-dit on réalise que l’état Français n’est pas en mesure de lutter contre le pouvoir des grands opérateurs mondiaux (Laurent Alexandre rappelait que une année d’investissement de la France dans l’IA c’était l’équivalent d’une année de la Silicon Valley). Cela s’illustre dans l’actualité encore dans l’annonce du rachat probable de Hugging Face par NVidia. Comme le rappelle Frédéric Montagnon (3),
La question est donc que peut le futur président du futur face à l’Algorithmocratie (4) mondiale qui est en train de se mettre en place ?
Tout d’abord il est clair qu’il doit s’intéresser directement à la science et l’innovation et ce non pour des raisons marketing politique (le livre d’Isaacson doit être sur sa table de chevet). Ensuite il doit mettre en œuvre les dix principes d’une bonne politique scientifique tels que je les ai définis dans de Gaïa à l’IA (5). Sans rentrer dans le détail, citons deux de ces principes ici : savoir distinguer la bonne planification de la mauvaise, et résister à l’asservissement digital. Le premier principe a été suffisamment développé, le second nécessite un éclairage.
L’ouvrage d’Isaacson a été écrit quelques années avant la mise sur le marché des LLM et de la révolution qu’ils ont apportée. Or l’auteur tout en reconnaissant l’existence d’un hiver de l’IA n’est pas sans ignorer la problématique que celle-ci pourrait bien générer si elle venait à voir le jour. Historiquement elle se manifeste très tôt dans les années 50 avec la naissance de a différence entre la cybernétique et l’intelligence artificielle que l’auteur résume en quelques lignes « Licklider sided with Norbert Wiener, whose theory of cybernetic was based on humans and machines working closely together, rather than with their MIT colleagues Marvin Minsky and John McCarthy whose quest for artificial intelligence involved creating machines that could learn on their own and replicate human cognition. As Licklider explained, the sensible goal was to create an environment in which humans and machines « cooperate in making decisions. » In other words, they would augment each other. « Men will set the goals, formulate the hypotheses, determine the criteria, and perform the evaluations. Computing machines will do the routinizable work that must be done to prepare the way for insights and decisions in technical and scientific thinking. »
Ainsi, pour conclure notre futur président du futur doit jouer un double rôle :
- D’une part celui d’un sage du village mondial : il doit s’intéresser, comprendre et encourager l’innovation pour en tirer le meilleur parti. C’est dans ce cadre qu’il peut jouer le rôle d’un entrepreneur sur un projet particulier.
- D’autre part, en tant que chef de tribu locale : il doit défendre les intérêts de ses électeurs en faisant en sorte que l’application technologique soit toujours au service de l’humanité et éviter la vassalisation. Conscient qu’il n’y aura aucune loi qui sera en mesure de freiner les progrès de l’innovation technologique il doit veiller à ce que celle-ci soit toujours à notre service.
Sources
- Ne nous contentons pas d’un futur président, exigeons un président du futur https://atlantico.fr/article/decryptage/en-2027-ne-nous-contentons-pas-dun-futur-president-exigeons-le-president-1-du-futur
- Jean-Paul Oury, De Gaïa à l’IA (VA éditions 2024)
- Hugging Face, plateforme de référence mondiale de l’IA open source (le GitHub de l’IA) : Mistral, Meta, DeepSeek et presque tous les grands acteurs y déposent leurs modèles a été fondée à Paris en 2016 par trois Français : Clément Delangue, Julien Chaumond, Thomas Wolf. Valorisation : 4,5 Md$ en 2023. NVIDIA avait proposé 500 M$ début 2026 (valorisation ~7 Md$), refusé par Hugging Face.26 août 2026 : accord de rachat par NVIDIA rapporté (The Information, Reuters) autour de 12,9 Md$.
- Jean-Paul Oury, Greta a ressuscité Einstein (VA éditions 2022)
- Manifeste libéral de David Lisnard : des éléments pour une bonne politique scientifique https://contrepoints.org/manifeste-lisnard-politique-scientifique/
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Savoir gré à Marcel Boiteux de son œuvre électronucléaire (deuxième partie)
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Il faut surtout que le président du futur sache s’entourer d’experts pragmatiques et pas d’idéologues, comme c’est le cas depuis 14 ans. Savoir s’entourer, c’est plus qu’une compétence, c’est un talent de leader. Quand on voit Raphael Glucksmann s’allier avec Yannick Jadot, condamné pour atteinte à la sûreté de l’État quand il était porte-parole de Red War, pardon Green Peace je les confonds toujours, pour s’être introduit illégalement dans une enceinte militaire nucléaire stratégique, et qu’il devra garantir la dissuasion nucléaire, on croit rêver.
Quand à la révolution numérique et l’IA… quand on pense qu’on pourrait héberger en France des datacenters alimentés par notre électricité très bas carbone et abondante depuis 40 ans, mais que les écolos sont contre, par idéologie, c’est pas gagné !
Moi, je vais apprendre le mandarin, ce sera ça de gagné quand les Chinois viendront nous manger tout cru.